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Suicide d’un homme de 19 ans par pendaison

Mise en ligne : 11 janvier

Dernière modification : 19 janvier

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Un détenu retrouvé pendu dans sa cellule à la maison d’arrêt de Seysses, une enquête administrative ouverte
Ce lundi après-midi, une centaine de détenus a refusé de regagner leurs cellules nécessitant l’intervention des agents de sécurité pénitentiaires.Ce lundi après-midi, une centaine de détenus a refusé de regagner leurs cellules nécessitant l’intervention des agents de sécurité pénitentiaires. DDM - XAVIER DE FENOYL

Faits divers, Seysses, Haute-Garonne
Publié le 16/01/2024 à 12:47
Anaïs Mustière

l’essentielJeudi dernier, un détenu âgé de 19 ans a été retrouvé pendu dans sa cellule du quartier disciplinaire de la maison d’arrêt de Seysses. Une enquête a été ouverte et une autopsie prévue afin de déterminer les circonstances précises de sa mort.

C’est un surveillant de prison qui l’a retrouvé dans la matinée. Un détenu âgé de 19 ans incarcéré à la maison d’arrêt de Seysses depuis quelques semaines pour des faits de vols a été retrouvé pendu à l’aide d’un drap alors qu’il se trouvait dans le quartier disciplinaire en raison d’une bagarre survenue quelques jours plus tôt. C’est un surveillant pénitentiaire qui l’a retrouvé, détaché et qui lui a prodigué un massage cardiaque en attendant l’arrivée des secours. En milieu de matinée, une ambulance ainsi que les sapeurs-pompiers sont intervenus et ont transporté ce détenu vers le centre hospitalier. Face à son état de santé, les médecins se sont montrés particulièrement pessimistes.

Dimanche en fin de journée, les soignants ont déclaré son état de mort cérébrale et l’ont déclaré officiellement mort. Ce lundi, cet homme a été débranché laissant ses proches dans un immense chagrin et dans l’incompréhension la plus totale.

Recherche des causes de la mort
Selon la direction de la maison d’arrêt de Seysses, une enquête administrative a été ouverte afin de déterminer les contours précis de cette affaire. Une autopsie est prévue ces prochains jours afin de déterminer les causes de la mort de ce prisonnier.

"Nous sommes confrontés presque quotidiennement à des tentatives de suicide. Certains tentent de se couper, prennent des médicaments prescrits en amont par les services médicaux de la prison. Concernant les suicides, sans forcément les dénombrer avec précision, je dirais qu’il y en a une dizaine par an. Il faut savoir que nous ne sommes pas forcément formés à la prise en charge de ce type de détresse. Il est parfois compliqué de déterminer les vrais appels à l’aide notamment dû au manque d’effectifs", explique David, membre du syndicat pénitentiaire des surveillants de prison (SPS).

Seulement quelques jours après ce drame, une centaine de détenus de cette maison d’arrêt ont refusé ce lundi après-midi de regagner leur cellule. Cette action de révolte a nécessité l’intervention des équipes régionales d’intervention et de sécurité (Éris), des agents assurant la sécurité des établissements pénitentiaires. Après deux heures de mobilisation dans un climat tendu, les détenus ont fini par regagner leurs cellules en début de soirée. Impossible pour l’heure d’affirmer que ce mouvement de contestation serait la réponse à la mort de ce jeune homme.