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Date : 1er-11-2004

3 Enquête auprès des détenus

Mise en ligne : 19 novembre 2004

Texte de l'article :

TROISIÈME PARTIE :
ENQUÊTE AUPRÈS DES DÉTENUS.

1. OBJECTIFS
L’enquête auprès des détenus a une démarche transversale. Elle a été réalisée dans les établissements pénitentiaires ayant mis en place une Unité Pour Sortants (UPS) ou un Quartier Intermédiaire Sortants (QIS) et visait à décrire la population couverte par les UPS mais également à préciser le niveau de perception et les attentes des détenus libérables en direction de ces unités.
Cette étude répond à une double approche :
Une démarche descriptive :
Déterminer le profil socio-démographique des détenus sortants passant par les UPS : Sexe, âge, lien social (logement, statut socioprofessionnel, source et niveau de revenus, couverture sociale...),
Décrire les pratiques en matière de toxicomanie avant l’incarcération (produits consommés, ancienneté des pratiques, fréquence et niveau de consommation, pratiques à risque...),
Décrire la perception que les détenus ont du rôle et du fonctionnement des UPS et préciser le niveau d’attente de ceux qui suivent le stage de préparation,
Réaliser une enquête de satisfecit au décours du stage.
Une démarche analytique :
Comparer le profil des détenus transitant par les UPS à un échantillon de détenus libérables à la même période,
Faire une analyse d’impact : suivi d’un groupe de détenus ayant transité par les UPS et comparaison avec un groupe témoin de détenus n’ayant pas effectué le stage en réalisant une double étude transversale (1 et 6 mois
après la libération).

2. MATÉRIEL ET MÉTHODE
Choix des sites
L’étude était planifiée dans les 7 établissements pénitentiaires ayant mis en place les UPS (Fresnes, Loos les Lille, Lyon, Marseille, Metz, Nice et Strasbourg).
Population
Deux groupes ont été constitués :
Les détenus libérables participant aux stages UPS (appelés stagiaires UPS dans la suite du document),
Les autres détenus libérables ne participant pas aux stages UPS mais connus du SMPR ou de l’Antenne
Toxicomanie et ayant des dates de sorties comparables à celles des détenus suivant le stage UPS (appelés détenus non-UPS dans la suite du document).
Présentation de l’étude aux détenus :
Pour les stagiaires UPS :
L’étude s’est déroulée au cours de la dernière semaine du stage ou bien une fois le stage terminé. Une information préalable sur les objectifs de l’étude avait été effectuée par les responsables des UPS.
Pour les détenus non-UPS :
Ils ont été informés de l’enquête par les responsables du SMPR ou de l’antenne toxicomanie. Avant le début de l’enquête, il avait été demandé aux responsables des UPS d’établir, en contact avec le greffe, une liste de détenus libérables à la même période mais n’ayant pas participé au stage UPS.
Enquête auprès des libérables durant la détention :
Les détenus (participant ou non aux stages UPS) volontaires pour participer à l’évaluation ont été convoqués dans un local leur garantissant la confidentialité, la tranquillité et l’opportunité de répondre aux différentes questions.
Ce local a été choisi en fonction des possibilités des différents sites. Les détenus recevaient un autoquestionnaire et une enveloppe. Le questionnaire rempli était mis dans l’enveloppe qui était cachetée puis déposée dans une urne afin de garantir la confidentialité des réponses. L’urne n’était pas ouverte dans le site mais renvoyée à l’ORS. L’autoquestionnaire permettait de préciser le profil sociodémographique (avant l’incarcération et les différents points de chutes dont ils disposeraient après leur sortie), de documenter les pratiques en matière de dépendance aux produits licites et illicites pendant une période de trois mois avant l’incarcération. La fin du questionnaire était différente suivant que les détenus participaient ou pas à un stage UPS. Les stagiaires UPS répondaient à des questions sur leurs motivations, leurs attentes et leurs opinions par rapport au stage UPS. Les détenus non-UPS avaient des questions supplémentaires sur les motifs de leur non-participation à ces stages et sur la perception de leur sortie. Les conditions générales concernant le recueil des données étaient identiques pour les deux populations et pour tous les sites. Les explications concernant l’étude ont été claires et il était bien fait mention de la liberté de participer à l’étude et de l’absence de sanction en cas de refus. Durant cette présentation, l’accent a été mis sur la confidentialité des données et le respect total de l’anonymat des personnes interrogées.
Le questionnaire
Le questionnaire était constitué de deux parties (annexe II) :
La première partie permettait de déterminer le profil du détenu à l’aide de différentes catégories de questions :
Sociodémographiques : âge, lieu de résidence principale avant l’incarcération, niveau d’études, situation professionnelle avant l’incarcération.
Fréquentation des établissements pénitentiaires : la durée de la peine effectuée, le nombre d’incarcérations, le temps total passé en prison.
Consommation et dépendance de produits licites et illicites et pratiques à risque trois mois avant l’incarcération :
consommation de drogues, moyens de substitution, mode de consommation, début de la consommation.
Mode de vie pendant l’incarcération : fréquentation du service médical, état de santé, nombre de visites au parloir, personnes rencontrées au parloir.
La deuxième partie du questionnaire concernait la préparation à la sortie :
Les stagiaires UPS
Les questions portaient sur :
Le choix du stage UPS,
Le projet de sortie,
Les différentes démarches effectuées pendant le stage (documents administratifs, hébergement),
Les commentaires sur le déroulement du stage,
La relation avec la famille,
Les contacts avec les services médicaux,
Les relations avec l’environnement.
Les détenus non-UPS :
Les questions portaient sur :
Les raisons pour lesquelles ils n’avaient pas suivi le stage,
La préparation de la sortie (documents administratifs et hébergement).
Ces variables ont été directement codées (découpées en classes) dans le questionnaire afin de ne pas pouvoir relier de manière indirecte les réponses données à la personne interrogée.

3. DÉROULEMENT ET MISE EN OEUVRE DU PROJET
Pré-test effectué à la maison d’arrêt de Lyon
Un pré-test a été réalisé à la maison d’arrêt de Lyon le 6 décembre 1999. À partir de ce pré-test, un correctif du protocole d’étude ainsi que des questionnaires a été effectué. Pour le protocole d’étude, les corrections sont en rapport avec la mise en place de l’enquête, la disposition des locaux et la sélection des détenus non-UPS à interroger. Les corrections effectuées sur les questionnaires concernent la lisibilité, la compréhension des questions et l’ajout ou la suppression de modalités pour certaines questions.
Mise en place de l’étude
À la suite de ce pré-test, des contacts ont été établis avec les personnes responsables des UPS dans les différents sites afin de connaître les dates de stages prévues pour l’année 2000. Une fois les réponses obtenues, l’équipe de l’ORS a repris contact avec les responsables pour organiser la venue de la personne chargée de l’enquête.
L’enquête a été réalisée avec déplacement d’enquêteurs dans les établissements de Lyon (pré-test), de Marseille (deux fois), de Fresnes et de Strasbourg. Dans les établissements de Nice et de Loos les Lille, l’enquête a été réalisée uniquement par les responsables des UPS du fait des impossibilités de calendrier.
Pour réaliser cette enquête, il a donc été nécessaire que les différentes personnes responsables des UPS/QIS interviennent dans la mise en place et collaborent avec l’équipe de l’ORS. En effet, ces personnes étaient en contact direct avec les détenus stagiaires et pouvaient faciliter la venue de l’assistante d’étude de l’ORS, en organisant les journées d’enquêtes. Il était de plus nécessaire de faire une recherche de détenus sortants mais n’ayant pas effectué le stage UPS. Cette recherche a été demandée aux différentes personnes responsables des UPS, des antennes toxicomanie et SMPR. Ils étaient chargés de retrouver eux-mêmes ce type de détenus remplissant les conditions d’enquête, soit en se mettant en contact avec les services spécialisés, et en consultant la liste des détenus libérables auprès du greffe.
Difficultés rencontrées
Le pré-test effectué à la maison d’arrêt de Lyon a suivi la procédure expliquée ci-dessus. L’enquête a été réalisée à la maison d’arrêt des Baumettes et une collaboration très active de la part des personnes responsables du module UPS a été obtenue. À la maison d’arrêt de Fresnes, seule l’enquête auprès des détenus stagiaires du QIS (hommes et femmes) a pu être réalisée, mais pour la partie de l’enquête auprès des détenus sortants non stagiaires les contacts difficiles avec les responsables QIS de la maison d’arrêt de Fresnes ne nous ont pas permis de continuer l’enquête. À la maison d’arrêt de Lille, du fait de la sortie avant la fin du module UPS de certains détenus, les questionnaires ont été envoyés par courrier le 21/03/2000 (le stage se terminant le 31/03/2000).
Cependant les questionnaires ont été adressés à l’ORS en juillet 2000 et étaient inexploitables (inversion des questionnaires stagiaires UPS détenus/non-UPS et impossibilité de ré-attribution). De même, les questionnaires ont été envoyés par courrier le 14/03/2000 à la maison d’arrêt de Nice (le stage se finissant le 25/03/2000) et les questionnaires ne nous sont pas parvenus. Enfin, l’enquête a été réalisée à la maison d’arrêt de Strasbourg et a été renouvelée à la maison d’arrêt des Baumettes.
Il faut remarquer que les responsables des stages UPS/QIS ont des difficultés de recrutement pour les modules, ce qui repousse de façon fréquente les dates de stages et rend difficile la réalisation de l’enquête ; cela a été le cas notamment pour la maison d’arrêt de Lyon (l’enquête n’a pu être renouvelée sur ce site) et de Metz. Il en a été de même pour la maison d’arrêt de Strasbourg dont le stage n’a pu être organisé qu’entre le 20/03/2000 et le 15/04/2000.
D’autre part, les courriers envoyés ont nécessité de très nombreuses relances téléphoniques afin d’obtenir les informations demandées comme, par exemple, les dates de stages prévues pour organiser l’enquête.
Des obstacles ont été rencontrés à la maison d’arrêt de Fresnes en ce qui concerne la direction de l’établissement.
De ce fait, l’assistante d’étude de l’ORS chargée de réaliser l’enquête sur le site a rencontré des difficultés à la porte d’entrée, ce qui a fortement retardé son entrée dans l’établissement engendrant une attente de 30 à 45 minutes environ le matin et l’après midi, alors que toutes les formalités avaient été faites dans les règles. Ce retard a engendré des perturbations sur le programme d’enquête prévu, ainsi seuls 5 détenus sur 6 stagiaires UPS hommes ont pu être interrogés le matin et 2 sur 3 chez les détenues stagiaires UPS femmes.
Le suivi des détenus après leur libération, à un et six mois, n’a pu être organisé.

4. RÉSULTATS
Les tableaux, présentés dans la suite, nous permettent de faire un descriptif de l’échantillon de tous les détenus mais aussi de décrire le groupe des détenus ayant effectué le stage UPS ou celui des autres détenus sortants.
D’autre part, une comparaison entre ces deux groupes de détenus a été effectuée à l’aide de tests statistiques (Chi-2 de Pearson [1], analyse de la variance [2]). Ces tests nous permettent de savoir si la différence observée entre les deux groupes est un effet du hasard ou si elle résulte d’un autre effet. Pour cela, on évalue la probabilité que la disposition des données soit due au hasard. Cette probabilité est notée « p » et correspond au degré ou seuil de significativité (ou signification). Ainsi, pour chaque test statistique effectué, le degré de significativité est calculé et exprimé par la donnée du seuil « p » associé. Un « p » inférieur à 0,05 (5 %) signifie que la différence observée a moins de cinq chances sur cent d’être due au hasard ; il est donc possible de conclure que ce n’est probablement pas le hasard qui induit cette différence mais qu’il s’agit d’un autre effet.
Participation par établissements [3]


Le fait que 43 % des détenus interrogés étaient incarcérés à la maison d’arrêt des Baumettes ne semble pas induire un biais du fait que l’effectif a été obtenu au cours de 2 enquêtes correspondant à deux stages UPS différents.
Traitement des questions par thèmes :
Le questionnaire a été divisé en 6 groupes de questions distinctes ayant le même thème :
Les caractéristiques sociodémographiques des détenus interrogés,
La consommation d’alcool et de drogues au cours des 3 mois précédant l’incarcération,
L’état de santé des détenus au cours des 3 derniers mois de l’incarcération,
La vie sociale des détenus au cours des 3 derniers mois de l’incarcération,
La connaissance des stages UPS,
Les 4 dernières semaines de l’incarcération (le stage UPS ou les 4 dernières semaines de l’incarcération).

Les caractéristiques sociodémographiques [4]


Nous n’observons aucune différence significative d’un point de vue statistique entre les deux groupes. Nous
pouvons seulement noter quelques tendances distinguant les deux groupes.
Ainsi, les stagiaires UPS semblent être plus âgés, vivre plus souvent seuls et être plus souvent lettrés que les détenus non-UPS.
Une grande majorité (91 %) des stagiaires UPS résident dans la ville où se trouve l’établissement pénitentiaire ou dans le département environnant (vs 81 % chez les détenus non-UPS). Cette différence peut-être liée à la sélection des stagiaires avant le module UPS dans le but de pouvoir garder un contact après la sortie.
En ce qui concerne la durée de la peine actuelle, peu de différences apparaissent entre les deux groupes. Tout au plus, peut-on noter une tendance à ce que les stagiaires UPS aient été plus souvent incarcérés mais aient passé moins de temps en détention.
Au total, peu de caractéristiques sociodémographiques semblent caractériser le groupe de stagiaires UPS.
L’incarcération étant un événement marquant dans la vie des détenus, la période précédant l’incarcération apparaît comme facilement identifiable pour les détenus. Ainsi, le fait que plus de 50 % des détenus interrogés aient effectué des peines de 6 mois ou plus, ne semble pas faire craindre une mauvaise mémorisation des sujets quant à leurs pratiques de consommation de drogue et d’alcool. Une durée de deux mois constitue seulement une référence de temps sans pouvoir être considérée comme très précise, ce qui importe étant les pratiques avant l’incarcération.
La consommation d’alcool et de drogues 3 mois avant l’incarcération


Consommation d’alcool :
Les habitudes de consommation d’alcool ne diffèrent pas significativement entre les deux groupes de détenus.
Afin d’identifier les détenus les plus susceptibles d’être considérés comme alcooliques, nous avons construit un score de consommation d’alcool. Les variables entrant dans la composition du score sont donc toutes les variables relatives à la consommation d’alcool au cours des 3 mois avant l’incarcération. Elles ont été recodées en attribuant la valeur 0 aux réponses « non » et « ne sait pas » et 1 aux « oui » ; excepté pour la variable « nombre de verres d’alcool bus par jour » qui a été recodée en 0 pour les réponses « moins de 2 verres » et 1 pour « 3 verres ou plus » et la variable « avoir été ivre » recodée en 0 pour les réponses « moins de 2 fois » et 1 pour « 3 fois ou plus ». Le score varie de 0 à 6, ainsi un score élevé indique que le détenu a eu une consommation d’alcool élevée au cours des 3 mois précédents l’incarcération.
Le score moyen de consommation d’alcool est de 1,7 dans les deux groupes de détenus, ce qui indique dans l’ensemble une faible consommation d’alcool.
Consommation de drogues :
On remarque que quels que soient les produits, les consommateurs sont plutôt les détenus non-UPS. On note que 76 % des stagiaires UPS ont consommé de la drogue au cours de leur vie vs 96 % chez les autres détenus sortants.
Si on considère la consommation d’héroïne, de cocaïne, de Subutex ?ou de méthadone, 59 % des stagiaires ont consommé un de ces produits vs 89 % des non-UPS (p < 0,01). De même, les stagiaires UPS avaient moins souvent que les détenus non-UPS reçu une prescription de médicaments de substitution. Ainsi sur l’ensemble des détenus interrogés 28 % déclarent avoir eu un traitement de substitution prescrit 3 mois avant l’incarcération à base de Subutex ? (23 % chez les détenus UPS et 35 % chez les autres détenus).
Pour la consommation de Subutex ?, nous avons construit une variable englobant la consommation déclarée et le traitement de substitution prescrit avant l’incarcération. Ainsi, nous avons noté que 45 % des détenus sont concernés par ce type de consommation de Subutex ? (avec ou sans prescription médicale) avec une répartition de 35 % des stagiaires et 58 % des non stagiaires. Il semble donc, de manière générale mais sans signification statistique, que les stagiaires UPS ont été moins souvent consommateurs de Subutex ? (prescrit ou non) avant leur incarcération.
D’autre part, 63 % des consommateurs de Subutex ? (prescrit ou non) déclarent avoir eu un traitement de substitution prescrit à base de Subutex ? et 11 % à base de méthadone. Toutefois, un détenu a déclaré les deux
modes de substitution.
Ancienneté de la toxicomanie par injection :
Tout d’abord, il est à noter que les détenus ayant consommé au cours de leur vie de la drogue par voie intraveineuse sont plus souvent âgés de 30 ans ou plus : 52 % des détenus UDVI ont 30 ans ou plus vs 19 % des non UDVI (p = 0,009). L’année moyenne de début de la toxicomanie par voie IV pour les détenus de moins de 30 ans est 1992 et 1988 pour ceux âgés de 30 ans ou plus.
En ce qui concerne les stagiaires UPS, l’année moyenne de début de la toxicomanie par voie IV chez les moins de 30 ans est 1994, et 1997 pour ceux âgés de 30 ans ou plus (p = 0,03). Par contre, pour les détenus non-UPS l’année moyenne de début de la toxicomanie par IV se situe entre 1990 et 1991, quel que soit l’âge des détenus.
Ne disposant que de classes d’âge, il n’est pas possible de définir l’âge moyen du début de la toxicomanie par IV des détenus. Il n’est donc pas possible de savoir avec précision à quel stade particulier de la biographie de l’usage interviennent les stages UPS.
Consommation de drogue en fonction de la consommation d’alcool.
Afin d’identifier les pratiques des détenus, nous avons comparé les consommations de drogues en fonction de la consommation d’alcool. Dans un premier temps nous avons regardé les différentes variables relatives à la consommation d’alcool en fonction de la variable « consommation de drogue en général ». Il n’apparaît aucune différence significative entre les deux groupes (les consommateurs de drogues et les non-consommateurs). Il semble que, de manière générale, les personnes qui ont consommé de l’alcool 3 mois avant l’incarcération sont plutôt les personnes qui ont consommé des drogues au cours de leur vie, sans distinction entre les stagiaires UPS et les autres détenus sortant.
Par la suite, nous avons comparé les différentes variables relatives à la consommation de drogue en fonction du score de consommation d’alcool.
Différents produits consommés en fonction du score de consommation d’alcool [5]


Ce tableau nous permet de comparer les consommations de drogue et d’alcool. Il semble donc que les personnes qui ont consommé 3 mois avant leur incarcération de l’héroïne ou de la cocaïne, du Subutex ? ou de la méthadone ont moins consommé d’alcool au cours des 3 mois avant l’incarcération ; en effet, ces personnes ont un score moyen de consommation d’alcool de 1,4 vs 2,6 pour ceux qui n’ont pas consommé ces produits (p = 0,04) ; plus particulièrement dans le groupe des stagiaires UPS, le score moyen de consommation d’alcool est de 1,0 vs 2,8 (p< 0,01).

État de santé des détenus au cours des 3 derniers mois de l’incarcération [6]



À partir de ce tableau, on peut juger de la perception que les détenus ont à propos de leur état de santé, de la fréquentation du personnel médical de la maison d’arrêt et de la substitution en prison.
Les stagiaires UPS déclarent un meilleur état de santé (perçu) que les autres détenus sortants (74 % vs 54 %). Ils déclarent avoir été plus souvent en contact avec des médecins généralistes et des médecins spécialistes - sans toutefois atteindre les seuils de signification statistique.
Par contre, 38 % des détenus non-UPS déclarent avoir consulté un médecin pour la substitution (vs 26 % des détenus stagiaires UPS). En ce qui concerne la consultation d’un dentiste, d’une infirmière et d’un psychologue ou d’un psychiatre, on ne remarque pas de différence entre les deux groupes de détenus. Il est à noter que, dans l’ensemble, près de 50 % des détenus interrogés déclarent avoir eu des contacts au cours des 3 mois de l’incarcération avec un psychologue ou un psychiatre. Par contre, 9 % des stagiaires UPS déclarent avoir été hospitalisés au cours des 3 derniers mois de l’incarcération (vs 27 % des détenus non-UPS).
Une variable contact avec les professionnels de la santé a été construite à partir de toutes les variables « consultation » et de la variable « avoir été hospitalisé ». Il semble donc que, de manière générale, une grande majorité des détenus stagiaires UPS ou pas aient eu un contact avec un professionnel de la santé.
Comparaison entre prescription de substitution 3 mois avant l’incarcération et au cours de l’incarcération :
Dans un premier temps, on peut noter que 78 % des détenus qui avaient un traitement de substitution prescrit avant l’incarcération déclarent avoir eu un traitement de substitution prescrit au cours de l’incarcération, et que 5 % de ceux qui n’avaient pas de traitement avant l’incarcération ont eu un traitement de substitution pendant l’incarcération.
Traitement de substitution pendant l’incarcération


On note que tous les détenus qui avaient un traitement de substitution avant l’incarcération à base de méthadone ont poursuivi ce traitement lors l’incarcération. Par contre, pour le traitement à base de Subutex ?, seulement 56 % des détenus qui avaient un traitement avant l’incarcération l’ont poursuivi pendant l’incarcération, 13 % ont eu un traitement à base de méthadone et 31 % ont arrêté la substitution.
Par contre, on observe que 6 % des détenus qui n’avaient pas de traitement avant l’incarcération se sont vus prescrire un traitement de substitution pendant l’incarcération dans des proportions égales soit à base de méthadone soit à base de Subutex ?.
Traitement de substitution prescrit et consultation de médecins pendant l’incarcération :
Nous avons noté que 70 % des personnes qui n’avaient pas de traitement de substitution prescrit pendant l’incarcération déclaraient avoir un état de santé perçu très bon à bon vs 55 % de ceux qui en avaient un (toutefois
pas de signification statistique).
Il est possible que, lors de la présentation du questionnaire aux détenus, il y ait eu des confusions en ce qui concerne la liste des médecins surtout en ce qui concerne la substitution. Une variable score de consultation de médecins au cours des 3 derniers mois de l’incarcération a été constituée. Les variables entrant dans la composition du score sont : « avoir consulté un médecin généraliste au cours des 3 derniers mois de l’incarcération », « un médecin spécialiste », « un médecin pour la substitution » et « un psychologue ou psychiatre ». Les variables ont été recodées en attribuant la valeur 0 à la réponse « jamais », 1 pour « une fois », 2 pour « 2 à 4 fois » et 3 « plus de 5 fois ». Le score varie de 0 à 12, ainsi un score élevé indique que le détenu a eu des contacts fréquents avec des médecins au cours des 3 derniers mois de l’incarcération.
Score de consultation de médecins au cours des 3 derniers mois de l’incarcération
Score de consultation de médecins au cours des 3 derniers mois de
l’incarcération


On ne note pas de différence significative entre les détenus ayant suivi le stage et les autres détenus sortant, la moyenne de consultation étant de 3,4 dans les deux groupes. Cependant on constate que les détenus ayant un traitement de substitution prescrit pendant l’incarcération ont un score plus élevé (de 4,7) que ceux n’ayant pas de traitement (score de 2,7 ; p < 0,01).
Nous avons regardé dans le groupe des détenus ayant suivi le stage UPS la moyenne du score de consultation de médecins. Ainsi, il semble que les détenus UPS ayant un traitement de substitution prescrit ne sont pas plus en contact avec les médecins que les autres détenus UPS. Par contre, en ce qui concerne les détenus n’ayant pas effectué le stage, le score moyen de consultation de médecins a une valeur de 5,3 pour ceux ayant un traitement de substitution pendant l’incarcération et de 1,9 pour ceux sans traitement (p < 0,001).
Vie sociale des détenus au cours des 3 derniers mois de l’incarcération

Ce tableau présente les questions à propos du comportement social du détenu au cours des trois derniers mois de l’incarcération : contact avec les assistantes sociales et les éducateurs, le fait de s’être battu ou non ou encore d’avoir changé de cellule et enfin le contact avec l’extérieur par l’intermédiaire du parloir (visite de la famille, amis, compagne, avocat).
On note un contact avec le domaine social plus important chez les stagiaires UPS que chez les autres détenus (65 % versus 31 % ; p < 0,01).
Les stagiaires UPS semblent s’être moins souvent engagés dans une rixe que les autres détenus au cours des trois derniers mois de leur incarcération (76 % versus 58 %). Ce résultat peut découler d’une éventuelle sélection visant à choisir des stagiaires plus disciplinés et ainsi permettre une meilleure dynamique de groupe.
Un grande majorité (94 %) des stagiaires UPS déclare avoir au moins changé une fois de cellule (vs 58 % des autres détenus ; p < 0,001). En effet, soit le stage se déroule dans le quartier des UPS (qui est un quartier à part), soit des cellules sont mises à disposition pour regrouper les stagiaires, ce qui oblige les détenus à effectuer un déménagement pour suivre le stage.
Peu de permissions ont été accordées au cours de 3 derniers mois pour les deux groupes de détenus.
Les stagiaires UPS semblent avoir de plus nombreux contacts avec des personnes extérieures à la prison (74 % des stagiaires UPS vs 62 % des autres détenus sortants).
Les détenus non-UPS déclarent connaître en moyenne 2,2 détenus à qui parler librement de leurs préoccupations contre un nombre moyen de 0,8 pour les stagiaires UPS (p = 0,02). Il faut souligner que les stagiaires UPS vivent le plus souvent dans un quartier qui leur est réservé et avec un nombre constant de personnes (maximum de 10 par stage), ce qui ne favorise pas les contacts avec un nombre important de détenus.

Connaissance des stages UPS [7]


Dans ce tableau, nous pouvons identifier les moyens d’information sur l’existence des stages UPS.
On peut noter que 2/34 (6 %) des stagiaires UPS avaient déjà suivi un autre stage UPS et qu’un détenu non-UPS (4 %) avait lui aussi déjà participé à un stage UPS.
Une grande majorité de stagiaires UPS (94 %) avait entendu parler du stage avant de le suivre avec :
38 % par l’équipe UPS ou une assistante sociale,
32 % par d’autres sources d’information (comme par les affiches, les surveillants, les autres détenus, les médecins),
24 % par d’autres moyens d’information et par l’équipe UPS.
Par contre, seulement la moitié des autres détenus avaient entendu parler de ces stages.
Les 32 % des détenus stagiaires UPS qui ont déclaré que personne ne leur avait proposé de suivre le stage ont plutôt déclaré s’être proposés eux-mêmes pour le stage. On peut noter que 81 % des détenus non-UPS ne se sont pas vus proposer le stage, ce qui souligne le déficit d’informations sur les modules UPS.
Les quatre dernières semaines de l’incarcération :
Les différents tableaux qui suivent décrivent les quatre dernières semaines de l’incarcération des détenus n’ayant pas effectué le stage et le déroulement du stage pour les stagiaires UPS. Les différents thèmes
abordés dans les tableaux sont :
Le projet de sortie (uniquement pour les stagiaires UPS),
Les démarches effectuées (administratives, travail, logement),
L’indice de satisfaction pour les activités proposées et pour les relations avec l’entourage,
Le contact avec le domaine médical,
Le contact avec le domaine social,
L’estimation de la préparation de la sortie de détention.
Tableau 1 : Projet de sortie pour les stagiaires UPS :


Les stagiaires UPS doivent, au début de leur stage, réaliser un projet de sortie. La question posée sert à distinguer les différents projets et à déterminer celui qui semble le plus important.
Les projets de sortie des stagiaires UPS sont orientés principalement vers la recherche d’un emploi (71 %) puis, sur le fait d’améliorer les relations avec la famille et de trouver un logement et, en dernier, d’améliorer leur état de santé.

Tableau 2 : Différentes démarches effectuées au cours des 4 dernières semaines


Les différentes démarches que les détenus peuvent effectuer pour préparer leur sortie sont :
Des démarches administratives (carte d’identité, carte de séjour, permis de conduire, carte de sécurité sociale, allocations, RMI...),
Des démarches pour trouver un travail ou un stage,
Des démarches pour trouver un logement.Il semble que les stagiaires UPS sont plus souvent amenés à réaliser des démarches administratives. En effet, 53 % des détenus stagiaires ont fait des démarches administratives versus 31 % des autres détenus.
On constate que 38 % des stagiaires UPS déclarent avoir suivi un stage d’aide à l’emploi au cours des 4 dernières semaines (vs 8 % des autres détenus sortants ; p < 0,01).
En ce qui concerne la recherche d’un emploi ou d’un stage de formation pour la sortie, 29 % des stagiaires UPS ont obtenu une promesse de travail ou de stage contre 27 % des autres détenus sortants (p > 0,80).
En ce qui concerne l’hébergement, nous avons noté peu de différences entre les deux groupes de détenus sortants ; 68 % des stagiaires UPS ont un logement sûr prévu à la sortie versus 65 % des détenus non-UPS. Les logements prévus pour la sortie sont principalement des logements « à priori » non précaires (dans leur propre appartement ou chez leur famille).
Tableau 3 : Indice de satisfaction des différentes activités proposées et des
relations avec l’entourage au cours des 4 dernières semaines


Dans cette partie, nous considérons la satisfaction des détenus envers les activités qui leur ont été proposées, ainsi que le contact ou bien les relations qu’ils ont pu avoir avec les personnes de leur entourage à savoir les autres détenus, les surveillants, le service socio-éducatif et, pour les détenus stagiaires, les membres de l’équipe UPS.
Le sport semble être la principale, voire la seule, activité pratiquée par les détenus non-UPS. Toutefois, 42 % d’entre eux sont « satisfaits » à « très satisfaits » contre 88 % des stagiaires UPS.
Une variable score indice de satisfaction des activités proposées a été créée à partir de toutes les questions concernant les activités proposées (au nombre de 16). Les variables entrant dans la composition du score ont été recodées en attribuant la valeur 0 aux réponses « activité non proposée », 1 pour « pas du tout satisfait », 2 pour « peu satisfait », 3 pour « moyennement satisfait », 4 pour « satisfait » et 5 pour « très satisfait ». Le score varie de 0 à 80 et plus le score est élevé, plus le détenu est satisfait de l’ensemble des activités qu’il s’est vu proposer.
La moyenne de cet indice pour les stagiaires UPS est de 41,1 soit une valeur de 3 par activité, ce qui correspond à la modalité « moyennement satisfait » alors que la valeur moyenne pour les autres détenus sortants est de 3,7 (très faible), ce qui nous permet de dire que les détenus (non-UPS) sont soit « très peu satisfaits », soit n’ont pas eu ces activités proposées.
De même, trois questions sur la satisfaction des relations avec les autres détenus, les surveillants et le service socio-éducatif ont été posées. À partir de ces questions, un score indice de satisfaction des relations a été créé.
Les variables entrant dans la composition du score ont été recodées en 0 pour les réponses « pas du tout satisfaisant », 1 pour « peu satisfaisant », 2 pour « moyennement satisfaisant », 3 pour « satisfaisant » et 4 pour « très satisfaisant ». Le score varie de 0 à 12, plus le score est élevé, plus le détenu est satisfait des relations qu’il a avec les autres détenus, les surveillants et le service socio-éducatif. On note alors que les stagiaires UPS semblent plus satisfaits de leurs relations avec les surveillants, les autres détenus et le service socio-éducatif que les autres détenus sortants ; cette différence n’est cependant pas significative sur le plan statistique (0,6).
Enfin, 85 % des détenus stagiaires UPS semblent satisfaits des relations avec l’équipe UPS.
Tableau 4 : Contact avec le domaine médical au cours des 4 dernières semaines


Dans l’ensemble, on ne constate pas de différence significative entre les stagiaires UPS et les détenus non-UPS en ce qui concerne le contact avec le domaine médical au cours des quatre dernières semaines. On peut seulement relever que les stagiaires UPS avaient, au cours de leur incarcération, un recours plus fréquent à un médecin spécialiste. Cette différence avait également été notée pour la période portant sur les trois derniers mois de l’incarcération.
Tableau 5 : Contact avec le domaine social au cours des 4 dernières semaines


Le tableau 5 ne montre pas de différence significative entre les stagiaires UPS et les détenus non-UPS pour le recours aux travailleurs sociaux pendant les quatre dernières semaines alors que, pour la période précédant le stage UPS, les stagiaires UPS en avaient plus souvent rencontré un.
Tableau 6 : Estimation de la préparation de la sortie

En proportions similaires, 56 % et 54 % des détenus des deux groupes déclarent être « très bien » à « bien préparés » à leur sortie ; toutefois, on peut noter que 32 % des stagiaires UPS déclarent être moyennement préparés pour leur sortie (vs 15 % des autres détenus sortants) et que 9 % des stagiaires UPS pensent ne pas être préparés pour leur sortie (vs 31 % des autres détenus). Ceci reflète probablement une crainte plus importante vis-à-vis de la sortie chez les détenus non-UPS. Il semble donc que la perception de l’état de la préparation à la sortie soit meilleure chez les stagiaires UPS.

5. CONCLUSION DE L’ENQUÊTE AUPRÈS DES DÉTENUS.
Cette enquête auprès des détenus ne montre pas de différence fondamentale entre les stagiaires UPS et les détenus ayant une préparation à la sortie conventionnelle. Nous avons seulement pu relever que les stagiaires UPS ne semblaient pas caractérisés par une consommation de drogues plus fréquente, qu’il étaient même moins nombreux à avoir reçu une prescription de médicaments de substitution avant et pendant l’incarcération ; et ceux ayant un traitement de substitution avaient moins recours aux médecins.
Les stagiaires UPS semblent moins nombreux à avoir été hospitalisés avant leur stage. Pendant cette même période, ils ont été plus souvent en contact avec les travailleurs sociaux, cet élément pouvant être mis en relation avec le recrutement des stagiaires UPS. En effet, soit le contact était plus fréquent du fait de la prise de contact préalable au stage, soit, étant en contact avec un travailleur social, ils étaient plus souvent invités à participer à un stage. Cette dernière hypothèse est confortée par le fait que les motifs de non-participation cités par les détenus non-UPS sont une absence de proposition de stage UPS. Or, les stages sont préférentiellement proposés par l’équipe UPS.
Les démarches administratives sont réalisées par plus de la moitié des détenus, plus fréquemment par les stagiaires UPS que par les autres détenus. Le projet de sortie le plus fréquemment évoqué par les stagiaires UPS est la recherche d’un travail, et ils semblent plus nombreux à avoir suivi un stage d’aide à l’emploi. À l’inverse, la santé qui n’est pas un objectif directement fixé aux UPS ne fait partie du projet de sortie que pour un tiers des stagiaires UPS. Le recours au médecin spécialiste est plus fréquent parmi les stagiaires UPS que ce soit pendant la période de stage ou durant les trois derniers mois de l’incarcération. Il est intéressant de noter qu’un stagiaire sur cinq a noté la prescription d’un traitement de substitution comme un élément du projet de sortie.
Cette enquête comporte plusieurs limites méthodologiques qui méritent d’être discutées. La petite taille de l’échantillon constitue un frein à la généralisation des résultats et affaiblit la puissance statistique des comparaisons réalisées. Ainsi, il est possible que nous n’ayons pas conclu à de réelles différences entre stagiaires UPS et détenus non-UPS du simple fait de la petite taille des échantillons. La constitution des échantillons a été difficile pour des raisons d’opérationnalité. En particulier, la représentativité du groupe témoin est difficile à garantir. La réalisation pratique de l’évaluation menée auprès des stagiaires UPS a été lourde, en rapport du petit nombre de sujets inclus dans l’évaluation. Les difficultés proviennent en partie de la rareté des stages UPS organisés, des contraintes d’organisation, de la charge de travail des équipes et de la faible motivation de certaines d’entre elles. Ainsi, les effectifs escomptés n’ont pu être atteints et le suivi après la libération n’a pu être organisé avec succès. Une évaluation régulière du type proposé et sans le support d’une structure externe d’évaluation ne semble donc pas être une solution envisageable dans le futur. Enfin, il est possible que d’autres caractéristiques -que nous n’avons pas prises en compte dans cette évaluation- différent entre les groupes comme, par exemple, des états anxieux ou dépressifs qui auraient pu être mesurés avec des échelles psychométriques. Au total et avec les réserves qui viennent d’être signalées, l’évaluation ne fait pas ressortir de spécificités notables des détenus participant aux stages UPS.
Compte tenu des difficultés méthodologiques et opérationnelles, il est proposé de réaliser une étude plus générale sur la préparation à la sortie auprès d’un groupe de détenus de taille plus importante dans deux établissements.
Celle-ci pourrait amener des informations importantes sur la préparation à la sortie quel que soit le dispositif mis en place (UPS ou non) (voir annexe 4).

Notes:

[1Mesure la différence entre le tableau attendu si les deux facteurs se croisaient au hasard et le tableau effectivement observé

[2L’analyse de la variance a été utilisée pour comparer la différence entre deux ou plusieurs moyennes

[344 Les pourcentages présentés pour le total sont en colonne

[445 La modalité « autres » est le regroupement de plusieurs modalités : « allocation RMI », « Chômage rémunéré » et « autres ressources »

[546 Le Subutex ? ou la méthadone étant considérés, dans ce cas, soit comme produit soit comme un traitement de substitution prescrit 3 mois avant l’incarcération

[647 La modalité « autre » correspond aux réponses : « moyen » ou « médiocre » ou « franchement mauvais » ou « ne sait pas »

[748 la modalité autre comprend les réponses : « un codétenu », « un surveillant », un médecin », un psychologue ou psychiatre », « un infirmier », « le canal TV interne de la prison », « par des affiches » et « autre »